Les problèmes liés à l’ensablement du port et du chenal semblent avoir enfin trouvé une solution. Un projet très avancé de port artificiel en eau libre face à Dives est en passe d’aboutir. Sa conception fait appel aux dernières technologies issues de la filière du recyclage des déchets. La jetée circulaire de protection entourant les pontons a été conçue par la startup BAUB’HART récemment créée à Caen qui a développé un béton maritime à base d’un substrat de coquilles Saint-Jacques broyées et d’un polymère naturel provenant des coraux polynésiens. Quelques fragments de coraux cultivés dans ce substrat se développent en quelques mois et permettent d’obtenir environ 1 m3 de béton. La durée de l’élévation de la jetée est estimée, d’après ses concepteurs entre 3 et 4 mois. Cette technique révolutionnaire a été utilisée pour construire le port de Futoidimhoi au japon. La « culture » des jetées y est finalisée à 95% aujourd’hui. Dans un mois les infrastructures de quai pourront être installées. Mise en service du port à l’été, durée des travaux moins d’un an.

La liaison à la terre sera assurée par un pont flottant conçu par la société Kal in Burgh de Vannes qui récupère et recycle les coques de voiliers désarmés et dont la flottabilité est assurée par un remplissage de canettes et de bouteilles plastiques d’eau.

Dernière innovation des hydroliennes intégrées à la structure assureront la production d’électricité nécessaire au fonctionnement du nouveau port et à la recharge des batteries de voiliers, exigence des gestionnaires du port pour assurer sa quasi autonomie énergétique.

Le financement est assuré par un montage audacieux utilisant les dernières techniques de financement participatif adossées à des crypto-monnaies. Le principe de la block-chain appartenant à la même famille générique de celle des polymères coraliens utilisés pour bâtir les infrastructures de ce nouveau port a été priviliégé.

Alliant modernité des solutions et vision durable de sa conception par un taux de recyclage important dans ses matériaux, ce nouveau port permettra d’accueillir d’important tirants d’eau. Port Guillaume 2 pourra héberger bientôt des IMOCA en baie de Seine.

A suivre !