Cette fin de semaine-là, Goretti petite bombe météo à génération spontanée avait eu la bonne idée de venir visiter les cotes du Cotentin et de la Manche sans avoir eu la précaution et l’élégance de consulter le planning en ligne de la SRD. Un peu de prévenance lui aurait permis de voir que deux évènements majeurs de la vie du club allait se dérouler et qu’il était peut-être plutôt incongru et discourtois de s’y opposer.
Le premier étant l’entrainement inaugural de l’année. Au vu de la virulence annoncée de la colère tempétueuse les organisateurs avaient jugé sage de suspendre cette première sortie. Avec un peu de vice Goretti a laissé croire que du répit serait accordé le samedi matin, mais comme tout adolescent en crise c’était pour mieux doucher les espoirs mis dans sa clémence. Au vu des conditions finalement prévues la sortie fut sagement annulée, ce qui ne fit finalement rien regretter à ceux des skippers qui avaient renoncé à venir en Normandie dès l’annonce de son apparition.
Le second évènement était la Régalette, traditionnel grand moment de convivialité pâtissière dans le club. Les chercheurs et historiens ont plusieurs interprétations quant l’étymologie du mot, la plus plausible faisant en général cesser les débats consiste en une interprétation subliminale due à la gourmandise d’un ancien président qui voulait réunir en un seul moment Régate et Galette, et quel moment le plus approprié que celui de l’Epiphanie !
C’est donc, en réponse aux provocations de Goretti qu’ils se sont toutes et tous retrouvés en salle des Régates pour satisfaire à ce rituel festif en sacrifiant quelques galettes et bouteilles de cidre. Avec autant de dextérité qu’un petit Malouin avec son sabre d’abordage, Marie-Christine et Benoit, au cri de « pas de quartier » ont proprement fait des quartiers de ces galettes et libéré de leurs muselets les bulles du cidre, qui ont ainsi fait souffler un vent de fraîcheur fruitière dans les palais. Vent bien plus agréable que celui de l’impétueuse Goretti qui comprit là qu’elle pouvait s’époumoner à tout va, rien n’y ferait face à la détermination gourmande de la SRD. En quelques heures elle s’essouffla, se calma et finit par s’endormir.
Les miettes de galette retombèrent dans les assiettes comme les confettis sur le sol après le bal.
D’aucuns connurent l’épiphanie de la régalette : en y venant on découvre toujours de nouvelles choses à la SRD.
Moralité de cette histoire :
Pour ne pas se tromper, consulter le planning en ligne de la SRD.
Pour adhérer ou ré-adhérer à la SRD, bien lire et suivre les consignes de la page : https://www.srd-yachtclub.fr/adhesion-licence/
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